Une équipe de chercheurs, programmeurs, techniciens, plasticiens, graphistes, compositeurs transforment un flipper en objet numérique interactif. La machine des années 80 devient une interface manipulée par le public. "extra ball" est un dispositif visuel et sonore qui nous fait voyager dans les entrailles de la machine, son subconscient, nous interroge d’un côté sur notre désir de maîtriser notre trajectoire, et de l’autre sur la nécessité d’accepter le hasard, tentant de déjouer l’arbitraire qui en résulte.
Le flipper devient une plateforme de projection pour une expérience visuelle, sonore et sensorielle pour le joueur et les spectateurs.
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Conception : Patricia Dallio
D’après une dramaturgie collective autour de « extraball #1 »
Création interactive : Antoine Schmitt
Création graphique : Malte Martin
Création musicale : Uriel Barthélémi et Patricia Dallio
Assistant programmation musique : Vivien Trelcat et Nicolas Déflache
Assistant programmation graphique : Stéphane Buellet
Réhabilitation Flippers : Flavien Racine et Olivier Charlet
Extensions Flippers et constructions scéniques : Olivier Charlet
Interfaces électroniques : Françis Bras - interface-Z
Régie son et lumière : Arnaud Rollat

2011/2012
Philippe Jaccottet
"Dans la nuit la plus claire jamais rêvée"
dates
équipe artistique
note de mise en scène
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Tableau sans trajectoire ni illustration, cette création est un objet vivant scénique singulier poétique et sonore nourri par l’œuvre du poète Philippe Jaccottet.
Mis en scène par Yves Lenoir, dans les perspectives lumineuses et les espaces graphiques du scénographe Thierry Vareille, les mots de Philippe Jaccottet entrent en résonance par la voix et la présence du comédien Lionel Parlier. À l’occasion de cette nouvelle aventure poétique qui sera créée en novembre 2011, Patricia Dallio compositrice et interprète au clavier et capteurs invite Ben Jeger, musicien du sensible aux instruments cristallins et chaleureux (orgue de verres et accordéon) à partager un univers musical qu’elle compose autour de cette parole « ouverte à tous les accidents de la lumière du monde » du poète Philippe Jaccottet.


Auteur : Philippe Jaccottet
composition : Patricia Dallio
mise en scène : Yves Lenoir
scénographie et lumière : Thierry Vareille
comédien : Lionel Parlier
orgue de verres, accordéon, violon, cithare : Ben Jeger
électronique, clavier et capteurs : Patricia Dallio
ingénieur du son : Xavier Bordelais
assistant musical : Carl Faia
costumes : Denis Charlemagne
régisseur plateau : Pierre Maheu
assistant création lumière : Alexandre Thiébaut
assistants son diffusion : Pierre Maheu, Arnaud Rollat
constructions scéniques : Olivier Charlet
régie vidéo-lumière en tournée : Stéphane Bordonaro
chargée de production : Catherine Mortier
chargée de diffusion : Adelaide Agosta
Philippe Jaccottet © Editions Gallimard
Textes extraits des œuvres suivantes : Poésie, 1946-1967 - Éléments d’un songe - Et néanmoins - À la lumière d’hiver - Ce peu de bruit - Paysages avec figures absentes -
Coproduction : CCAM - Scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy, l’allan - Scène nationale de Montbéliard, Le Nouveau Relax - Scène conventionnée de Chaumont, en partenariat avec Le Printemps des Poètes et la Forgerie de Wassy - Théâtre du Val de Blaise
La cie sound track, compagnie conventionnée est soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication, la DRAC Champagne-Ardenne,
le Conseil Régional de Champagne-Ardenne – ORCCA, le Conseil Général de la Haute-Marne,la Ville de Chaumont, L'ADAMI et La Spedidam.

Résidence de la cie, CCAM-Scène Nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy
- du 16 au 29 juillet 2011
- rencontre professionnelles au CCAM du 24 au 29 juillet
Création au Nouveau Relax, scène conventionnée de Chaumont Haute-Marne
- mercredi 9 novembre 2011
- jeudi 10 novembre 2011
La Salamandre, Scène conventionnée de Vitry-le-François
- mardi 17 janvier 2012
Le Théâtre d'Aurillac
- vendredi 20 janvier 2012 l'allan, Scéne Nationale de Montbéliard
- mardi 24 janvier 2012
Festival Musique action 2012, CCAM-Scène Nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy
- samedi 11 mai et dimanche 12 mai 2012
Festival de littérature théâtre de Soleure, Suisse
- Samedi 18 mai 2012
Spectacle co-produit avec :
le CCAM-Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy ;
l’allan-Scène Nationale de Montbéliard;
le Nouveau Relax-scène conventionnée de Chaumont;
et en partenariat avec le Printemps des poètes et la Forgerie de Wassy.

Ecrire à portée de scène
Parmi la quantité et la richesse des champs thématiques de l’œuvre de Philippe Jaccottet, on pourrait craindre ne pas pouvoir choisir et se perdre dans une œuvre aussi vaste que profonde.
Que privilégier d’une œuvre quand on la destine à un acteur, à un scénographe, à deux musiciens ? Là où toute l’œuvre de Philippe Jaccottet se confond, c’est dans la poésie. C’est-à-dire dans le sensible, le mouvant, le tangible. Et plus précisément dans une poésie du doute, de l’incertitude, de la recherche, du passage, de l’errance et de l’ignorance. Telle est la science du poète. Telle est la science de Philippe Jaccottet.
Il y a bien quelques fondamentales – chaque poète compose avec une note récurrente - comme en peinture ou en musique. Il y a bien "le rose" sur la palette du peintre, et "l’harmonie et le rythme" d’un compositeur justifiant le monde comme un « ordre qui respire ».
Mais que peut faire un metteur en scène dans une œuvre qui a priori se suffit à elle-même ? Que peut-on bien vouloir dire, ajouter, commenter quand la poésie contredit dans sa définition, la notion même de spectacle ?
Rien. Il ne faut rien faire justement. Il faut plutôt effacer. Et s’effacer sans cesse devant l’impression, la trace, le sentiment. Construire par soustraction, par dépression, par dématérialisation. Désactiver. Et finalement écrire le plateau comme un poème.
Alors, évitons les dramaturgies à problème, à message. Évitons d’esquisser une trajectoire, un chemin ; ce serait encore trop théâtral… presque ridiculement épique. Évitons aussi le spectacle méditatif, absolument ; ce serait encore un non-sens.
Le poème de la scène s’écrit par épiphanies, c’est-à-dire par moments de transparence. Comme s’il s’agissait d’attraper l’insaisissable. Et que lorsque ce moment semble à portée de scène, lorsqu’il semble saisi dans son essence, le laisser de nouveau s’échapper. Parce que seul l’instable, l’incertitude, le déséquilibre permettent quelques moments fugaces de transparence.
Alors, peut-être seulement, pourra-t-on parler de « semaison », c’est-à-dire de « monnaie d’échange ». Et dire avec le poète que « l’opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c’est peut-être le combat de la graine et du tonnerre. »
Yves Lenoir.

"Les entrailles de la machine", construction du projet "extra ball" par Olivier Charlet et Interface Z, décembre 2010



Premier prototype lors d'un workshop, résidence de création à Chaumont, mai 2011,


Phases de tests sonores, graphiques, programmations de jeu par l'équipe sound track.

Aujourd'hui octobre 2011, il nous manque une résidence d'une semaine pour toute l'équipe, hors installation, pour terminer la création.